Vacqueyras – cinq siècles entre papes, vignes et Provence : l’histoire de Vacqueyras
Une traversée de l’histoire de Vacqueyras, un village qui ne se savoure pas seulement, mais qui se lit aussi.

Lorsque l’on arrive à Vacqueyras, on remarque d’abord le calme. Puis les teintes des façades, le vert argenté des oliveraies et, en arrière-plan, les Dentelles de Montmirail dressées comme un décor de pierre.
C’est un lieu qui invite à prendre son temps, à savourer les soirées douces sur la terrasse, autour d’un verre de vin que l’on ne boit pas à la hâte.
Pourtant, sous cette sérénité apparente se cache une histoire étonnamment riche — une histoire qui dépasse largement le cadre du vin et qui ancre ce petit village à la frontière entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel. L’histoire de Vacqueyras fascine.
Un village sous la croix du pape
L’histoire de Vacqueyras ne peut se raconter sans comprendre une situation politique singulière : pendant plus de cinq cents ans, de 1274 à 1791, ce village ne faisait pas partie du royaume de France. Il appartenait au Comtat Venaissin, une enclave pontificale au cœur de la Provence.
Lorsque le comté de Toulouse échut au Saint-Siège à la mort du dernier comte, Vacqueyras – jusqu’alors rattaché au marquisat de la Drôme – devint d’un seul coup terre papale.
Ce que cela impliquait ?
D’abord : pas d’impôts royaux français.
Pas de service militaire pour le roi.
Les habitants du Comtat bénéficiaient d’une sorte de statut particulier, administrés par un recteur pontifical siégeant à Carpentras, devenue la capitale du territoire à partir de 1320. Il était assisté par les trois ordres : la noblesse, le clergé et les représentants des vigueries.
C’était un système qui garantissait une certaine stabilité et de réelles libertés, tout en formant un univers à part : un coin d'Italie en France, un morceau de Rome en Provence.
Ce n'est qu'en 1791, en plein cœur des tourments révolutionnaires, que l'assemblée du village de Vacqueyras vota son rattachement à la France.
Cinq siècles d'appartenance pontificale prirent ainsi fin par un simple vote.
Des familles qui ont marqué le village
Ceux qui régnaient sur Vacqueyras ont changé, mais rarement.
Après les comtes de Toulouse, la famille Vassadel prit le pouvoir local vers le milieu du XIVe siècle.
C'était l'époque qui suivit la grande peste de 1348, un événement qui bouleversa l'Europe entière, et les Vassadel allaient marquer le village pendant plus de trois cents ans.
Leur résidence était le château de Vacqueyras, qu'ils firent somptueusement restaurer au XVIIe siècle.
En 1688, la seigneurie passa à une nouvelle famille par alliance : Marie-Charlotte Vassadel épousa Joseph-Mathias de Lauris-Castellane, marquis d'Ampuis.
Avec les Lauris-Castellane arriva au pouvoir un nom illustre de l'histoire provençale — qui allait donner lieu à l'une des anecdotes les plus piquantes du village.
Dans les années 1760 en effet, Laure de Lauris-Castellane, la jeune fille du seigneur de Vacqueyras, s'éprit d'un noble aussi jeune que sulfureux : le marquis de Sade. Son père manifesta son désaccord selon l'usage de l'époque en interdisant formellement cette union.
On peut supposer qu'il ne songeait pas seulement à l'honneur de la famille, mais aussi à la réputation déjà plus que douteuse du jeune marquis.
Saint-Barthélemy – un cœur de pierre et d’or
Au cœur de la vie du village s’est toujours dressée au fil des siècles l’église paroissiale Saint-Barthélemy.
Sa première mention écrite remonte à l'an 1137, lorsqu'une église à « Vaqueiracio » fut répertoriée dans le diocèse d’Orange. C’était alors un petit édifice roman adossé aux remparts — modeste, fonctionnel, fidèle à l'esprit de l'époque.
Saint-Barthélemy est l’église du village. Elle est le témoin de pierre rappelant qu’à Vacqueyras, pendant plus de 500 ans, l’autorité ecclésiastique (Carpentras/Avignon) fut la plus haute instance, bien avant tout roi ou tout État.
... et au XXe siècle, Vacqueyras fit preuve de fierté
La force de la foi et le caractère affirmé de la communauté se sont encore manifestés au début du XXe siècle : lorsqu'en 1905, à la suite de la séparation de l’Église et de l’État, les fonctionnaires français voulurent dresser l'inventaire des biens de l'église, le prêtre de la paroisse et les villageois refusèrent tout bonnement de les laisser entrer.
La « crise des inventaires » fit grand bruit dans toute la France ; à Vacqueyras, elle devint une affaire d'honneur pour le village.
La vigne – plus ancienne qu’on ne le pense
Vacqueyras porte aujourd’hui le sceau de l’une des appellations les plus prestigieuses de la vallée du Rhône méridionale. Pourtant, ses racines plongent bien plus loin dans le passé que ce que laissent supposer certains guides des vins.
Dès 1414, des parcelles de vigne apparaissent dans le cadastre du village. Un bon siècle plus tard, en 1521, 85 des 480 parcelles sont plantées en vigne, réparties entre une cinquantaine de propriétaires.
Il ne s’agit pas d’un grand domaine aristocratique, mais d’un village où une multitude de bras travaillent la vigne.
Entre 1596 et 1671, la surface viticole progresse régulièrement de 60 à 78 hectares.
La proximité de la cour pontificale en Avignon s’est révélée être une véritable bénédiction : au XIVe siècle, la présence du pape a suscité une formidable demande en vin local.
Au XVIIe siècle, des documents attestent que Vacqueyras approvisionnait les monastères des environs ; le vin du village trouvait donc preneur aussi bien auprès du monde laïque que des ordres religieux.
Un détail transmis par un statut de 1670 s'avère particulièrement savoureux : à cette époque, la culture dite « en hautains » était courante — la vigne s'appuyait et grimpait le long des figuiers.
Vignes et figuiers se partageaient ainsi la terre, et le statut menaçait d'amendes les bergers dont les moutons causaient des dommages dans ces cultures associées.
En parcourant aujourd’hui le vignoble de Vacqueyras, on peut aisément imaginer cette image : des sarments s'enroulant autour des troncs noueux des figuiers, sous la caresse du soleil méditerranéen.
En 1724, la viticulture avait acquis une telle valeur que la communauté créa le rôle d’un « garde-vigne », chargé de veiller sur le raisin et de prévenir les vols. Vers la fin du XVIIIe siècle, le village possédait deux pressoirs communaux ; les vignerons pouvaient les utiliser chez eux pour quatre sous (monnaie d'avant la Révolution française, soit environ 2 à 3 € d’aujourd’hui, l'équivalent à l'époque du prix d'une nuitée sommaire) par fournée.
Lorsque Vacqueyras fut rattaché à la France en 1791, ses vignobles furent officiellement intégrés à l’appellation Côtes du Rhône — le premier jalon formel sur un chemin qui allait plus tard le hisser au rang de Cru à part entière (un terroir d’exception, caractérisé par ses calcaires ou ses galets roulés).
Parmi les domaines qui ont traversé cette histoire, l'un d'eux mérite une mention toute particulière : la famille Arnoux & Fils est établie à Vacqueyras depuis 1717, ce qui en fait l'une des plus anciennes exploitations viticoles de la région — un précieux témoin de continuité. Le domaine est toujours en activité aujourd'hui (avec des vignes situées sur le plateau des Garrigues, à l'ouest de Vacqueyras), demeure une propriété familiale et commercialise toujours sa cuvée sous le nom de Vacqueyras 1717 Arnoux & Fils.
Remparts, portes et la peur de la peste
Vacqueyras n'était pas un village ouvert, mais une place fortifiée.
Des remparts du XVe siècle entouraient les habitations, et jusqu'en 1760, il n'existait qu'une seule porte d'accès – « Le Portail », la tour-porte surmontée aujourd'hui d'un campanile du XIXe siècle. Ce n'est qu'en 1761 qu'une seconde porte fut percée près de l'église, « Le Portail Neuf » – le signe que le village s'agrandissait et que ses anciens murs devenaient trop étroits.
Que ces remparts n'aient pas été une simple affaire de prestige mais une véritable question de survie, la grande peste de 1720-1721 en apporte la preuve.
Pour préserver le Comtat, on érigea à l'époque le légendaire « Mur de la peste » – une muraille en pierre sèche longue de 27 kilomètres, destinée à isoler la terre papale de l'épidémie. Elle ne suffit pas. La peste gagna la région et emporta environ 22 pour cent de la population du Comtat.
À Vacqueyras même, la chapelle Notre-Dame de Pitié de Coste de Coa (accessible uniquement par un sentier de randonnée, dans le massif forestier de Coste de Coa https://www.google.com/maps/@44.128888,4.986699,17z?entry=ttu&g_ep=EgoyMDI2MDQyMi4wIKXMDSoASAF), Localisation Google Maps), édifiée en 1635, rappelle un fléau encore antérieur : l'épidémie de peste de 1628 à 1631.
C'est un édifice modeste, mais qui porte en lui tout un pan d'histoire fait de craintes, de prières et de silencieux espoir.
Sel, vent et cyprès

La vie dans le Comtat n'avait rien d'une idylle — mais elle possédait sa propre ingéniosité discrète.
Le Petit Âge glaciaire, qui tint l'Europe sous son emprise du XIVe au XIXe siècle, rendait les hivers plus rigoureux et les récoltes incertaines.
Les paysans de la région y firent face en déployant des techniques remarquables :
Des systèmes d'irrigation avancés et le « bocage comtadin » — un ensemble de haies de cyprès protégeant les parcelles du mistral — ont façonné le paysage, comme ils continuent en partie de le faire aujourd’hui, y compris au Mas l’Epicure.
Et puis, il y avait la contrebande, car Vacqueyras occupait une position frontalière au sein du Comtat Venaissin papal. Entre ce territoire et le royaume de France s'étirait une frontière douanière et tarifaire.
Le prix du sel était nettement plus bas dans le Comtat qu'en France, ce qui donna lieu au XVIIIe siècle à un commerce clandestin particulièrement actif de part et d'autre de la frontière. C'est une simple note de bas de page de l'histoire, mais elle vient compléter le tableau : Vacqueyras n'était pas seulement une terre de vin et de prière, c'était aussi un lieu où l'on savait très bien tirer parti de la frontière — et de ses opportunités.
Un troubadour et son hommage tardif
Aucune déambulation dans Vacqueyras ne serait complète sans évoquer Raimbaut de Vacqueyras (vers 1165–1207), le plus illustre enfant du village.

Troubadour, poète, chevalier – et ami intime de Boniface de Montferrat, avec lequel il prit part à la quatrième croisade. Les lettres de Raimbaut sont considérées comme de précieuses sources historiques sur le siège de Constantinople ; sa mort près de Thessalonique vers 1207 est vraisemblable, sans être formellement attestée.
La statue qui honore aujourd’hui sa mémoire au village ne fut toutefois érigée qu’en 1899 – ce n'est donc pas un monument médiéval, mais le témoignage du réveil de la fierté locale au XIXe siècle.
Cela n’enlève rien à son charme.
Bien au contraire : elle raconte deux histoires à la fois – celle du poète du Moyen Âge et celle d’un village qui, des siècles plus tard, renoue avec ses racines.

Ce qui reste
Vacqueyras est aujourd’hui surtout réputé pour son vin, et à juste titre. Pourtant, lorsque l'on lève son verre ici, on le lève dans un village qui fut gouverné pendant cinq cents ans par les papes, où les vignes grimpaient le long des figuiers, dont les remparts devaient résister aux épidémies de peste et dont les familles éconduisirent poliment le marquis de Sade.
C’est cette profondeur qui distingue un véritable lieu habité d’un simple terroir. L’histoire est assise à votre table – il suffit de tendre l’oreille.
Ce qu’il convient d’ajouter pour mieux comprendre :
Un village sous la croix du pape
L’histoire de Vacqueyras ne peut se raconter sans comprendre une situation politique singulière : pendant plus de cinq cents ans, de 1274 à 1791, ce village ne faisait pas partie du royaume de France.
Il appartenait au Comtat Venaissin, une enclave pontificale au cœur de la Provence.
Lorsque le comté de Toulouse échut au Saint-Siège à la mort du dernier comte, Vacqueyras – jusqu’alors rattaché au marquisat de la Drôme – devint d’un seul coup terre papale.
Ce que cela impliquait ? D’abord : pas d’impôts royaux français. Pas de service militaire pour le roi. Les habitants du Comtat bénéficiaient d’une sorte de statut particulier, administrés par un recteur pontifical siégeant à Carpentras, devenue la capitale du territoire à partir de 1320. Il était assisté par les trois ordres : la noblesse, le clergé et les représentants des vigueries.
C’était un système qui garantissait une certaine stabilité et de réelles libertés, tout en formant un univers à part : un coin d'Italie en France, un morceau de Rome en Provence.
Ce n'est qu'en 1791, en plein cœur des tourments révolutionnaires, que l'assemblée du village de Vacqueyras vota son rattachement à la France.
Cinq siècles d'appartenance pontificale prirent ainsi fin par un simple vote. Des familles qui ont marqué le village.
La viticulture comme socle économique
La viticulture à Vacqueyras est attestée de longue date et n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des siècles.
Il convient toutefois de l’appréhender comme une composante à part entière de l’économie rurale, et non comme une activité isolée. La vigne était une culture parmi d'autres, mais dont le poids économique devenait de plus en plus déterminant.
La proximité d’Avignon, et plus particulièrement de la cour papale, a très tôt offert à la région un débouché privilégié pour le vin.
Les besoins de l’Église et de la cour ont favorisé l’essor de la vigne dans toute la vallée du Rhône méridionale. Vacqueyras en a tiré profit, tout comme de son intégration dans les réseaux commerciaux et fonciers régionaux.
Le vin n’était donc pas seulement le fruit de la terre, mais aussi le résultat d’une demande politique et religieuse.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la vigne occupait déjà une place centrale dans la vie du village. Dans le même temps, elle demeurait tributaire des règles locales, de la surveillance des parcelles, des structures communales ainsi que du risque de vol ou de dégradation. Le fait que le vin ait été très tôt protégé, encadré et géré à Vacqueyras témoigne pleinement de sa valeur économique.

Quelles autres cultures pratiquait-on en dehors de la vigne et de l’olivier ?
Aux XVIIIe et XIXe siècles, Vacqueyras était, comme de nombreuses localités de Provence, un haut lieu de la sériciculture.
Des mûriers étaient plantés un peu partout afin de nourrir les vers à soie avec leurs feuilles.
C’était « l’or blanc » des paysans, et l’élevage des vers s’effectuait dans des combles spécialement aménagés (les magnaneries).
Fait intéressant également : Vacqueyras ne produisit pendant très longtemps que du vin de table.
Ce n'est que grâce à la persévérance des familles vigneronnes (à l’image de la maison Arnoux) et au travail minutieux du terroir que le vignoble fut promu Cru à part entière en 1990 — une véritable consécration dans le monde viticole.
On y cultivait également le blé, céréale majeure de la région et base de l’alimentation. Autrefois, les parcelles les plus plates se couvraient ainsi de champs de blé dorés.
Le petit épeautre s’inscrit lui aussi dans une tradition millénaire, car cette céréale rustique s'accommodait parfaitement des sols arides et caillouteux de notre terroir.
L’orge était quant à elle cultivée pour le bétail, notamment pour les chevaux et les bœufs dont la force de travail était indispensable dans les oliveraies et les vignes.
Et enfin, le seigle prenait place sur les terres d'altitude, peu exigeant face aux caprices du climat et à la pauvreté des sols.
Dans les anciens plans cadastraux du XVIIIe siècle établis sous l’administration pontificale, d’immenses superficies étaient répertoriées comme terres céréalières. Les céréales de Vacqueyras et de ses environs jouissaient d'une excellente réputation pour leur qualité, favorisée par ces mêmes sols calcaires qui confèrent aujourd'hui au vin toute son excellence.
Sur les collines autour du village, des moulins à vent servaient à moudre le grain, tirant parti de la force du mistral.
Le long de l'Ouvèze se trouvaient des moulins à eau, véritables installations polyvalentes utilisées à la fois pour les céréales et les olives. Le pain était quant à lui cuit dans des fours collectifs (le four banal), le plus souvent propriété seigneuriale ou ecclésiastique, que les habitants du village devaient utiliser en échange d'une modeste redevance.
Les empreintes de ce passé céréalier sont encore visibles un peu partout aujourd'hui.
Toutefois, la vigne s'avérant plus rentable et la crise du phylloxéra (à la fin du XIXe siècle) ayant profondément bouleversé l'agriculture locale, le village s'est par la suite spécialisé dans une seule voie économique : le vin.
Guerres et XXe siècle
Les deux guerres mondiales ont également laissé des traces profondes à Vacqueyras.
La Première Guerre mondiale a frappé, comme partout en France, avant tout les jeunes hommes du village.
Beaucoup furent mobilisés, certains ne revinrent jamais.
Dans les campagnes, cela représentait une double perte : humaine et économique. La main-d'œuvre manquait, les familles étaient lourdement éprouvées, et le souvenir des disparus s’est inscrit dans l'identité locale.
Après 1918, la guerre ne s'est pas effacée des mémoires villageoises. Elle est restée vivante à travers les monuments commémoratifs, les souvenirs familiaux et l'organisation même du quotidien. Comme dans de nombreuses communes de France, l'hommage rendu aux morts de la guerre marque une rupture profonde dans la vie du village. Des plaques commémoratives sont d’ailleurs visibles à la mairie de Vacqueyras.
La Seconde Guerre mondiale a de nouveau apporté son lot d’incertitudes, de privations et de lourdeurs politiques. Bien que Vacqueyras n’ait pas été un champ de bataille, le village a subi les contrecoups de l’Occupation, les pénuries et les vives tensions des années 1939 à 1945.
Pour les communes rurales comme la nôtre, la guerre a surtout été une épreuve d’austérité et de prudence. L’agriculture, le ravitaillement et les équilibres sociaux ont alors été mis à rude épreuve.

Quand on observe ce village sous l'angle de l'histoire, on découvre un lieu qui a longtemps oscillé entre la papauté, le siège épiscopal et le monde paysan. Aujourd'hui, c'est une terre de vins d'exception, un village vigneron comptant plus de 30 domaines indépendants et environ 1 200 habitants, avec ses ruelles étroites, ses vieux remparts en pierre et une douceur de vivre préservée, bien loin du tourisme de masse — où l'on peut désormais savourer cette « histoire liquide » mise en bouteille.

J’ai hâte de vous retrouver chez moi, au Mas l’Epicure – au cœur de cette histoire vivante qui m’a tant marquée.
J’espère que vous ressentirez la même émotion et que nous pourrons savourer ensemble une gorgée de cette « histoire liquide » autour de ma table.
Bien à vous,Christina




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