Mas l’Épicure : Mon rêve de vivre en Provence
- epicure-vaucluse
- 15 déc. 2025
- 4 min de lecture

Cela décrit assez bien ce cœur. Un cœur mûr, marqué par les épreuves et les blessures. C'est une bonne chose, car il est plus mûr et plus sage que jamais.
J'ai 63 ans, mais je ne me sens pas comme ça, plutôt comme si j'avais la cinquantaine.
Pourquoi?
Parce que j'ai suivi mes rêves et mes souhaits.
Intrigué(e) ? Alors restez à l’écoute.
Je suis un émigrant de Berlin en Provence.
C'était en janvier 2021, en plein milieu de la pandémie.
Je vis ici depuis quatre ans maintenant et je ne le regrette pas.
Ici, je vis une vie épanouie avec mon chien et ma petite maison d'hôtes Mas l'Epicure, nichée dans les célèbres vignobles de Vaqcueyras, dans le Vaucluse, et le Mont Ventoux est à proximité immédiate.
Voilà ce qui arrive quand les vœux se réalisent.
Certains disent que c'était courageux. Je dis que c'était le moment. Tous ces reports n'avaient servi à rien, alors j'ai décidé de quitter l'Allemagne le 3 janvier 2021.
POURQUOI?
Je n'ai plus aucune responsabilité car ma mère, qui avait besoin de soins, est décédée et mon frère est sur le point de mourir.
Avec la Covid, mes commandes pour mon food truck – Madame Helens – se sont taries.
La liberté que j'aimais tant avait disparu. Ma ville se peuplait de plus en plus. Les toits se rapprochaient les uns des autres, et il n'y avait plus d'espace ouvert, plus de forêts, plus de vastes étendues.
Mes deux enfants sont adultes.
Pour être tout à fait honnête, l'émigration n'était pas une décision spontanée. J'en étais absolument certaine au fond de moi.
Étant une Allemande de l'Est, près de Berlin, je n'avais jamais vu la France. Quand ma cousine, venue de Berlin-Ouest, est venue me rendre visite, elle a dû apprendre le français pour l'école. J'adorais ça et je l'enviais.
Mais nous devions apprendre le russe et étions protégés du capitalisme.
Puis vint la conquête de l' Ouest , la chute du Mur, et tout devint nouveau. Non seulement la vie elle-même, mais aussi les possibilités d'achat.
J'ai adoré les magazines "Schöner Wohnen" et le catalogue Loberon.
À l'époque, j'avais décoré ma maison dans un style très français parce que j'adorais ce mode de vie, mais je ne l'avais jamais expérimenté personnellement.
Le changement, c'est la vie
Puis, dans une période difficile, il s'est passé quelque chose que je n'aurais jamais imaginé.
Je suis tombé malade, j'ai perdu mon emploi et je n'ai pas pu en retrouver un dans le secteur de la location de gros engins. Cela a duré plusieurs mois.
Trouvez une issue
Devenir indépendant, c'est ce que je faisais avant d'occuper mon poste permanent pendant 10 ans.
J'avais un café à l'hôpital et un pub où l'on suivait les matchs de foot. Au total, cela représente 12 ans d'activité indépendante.
Le bureau de l'emploi m'a quand même envoyé à un séminaire sur la création d'entreprise.
Le début de la transformation de toute ma vie
J'ai ensuite eu l'opportunité de partir en France pour un stage de six mois grâce au programme Erasmus, afin d'approfondir mes connaissances en cuisine française. À l'époque, je rêvais d'ouvrir un bistrot français à Berlin.
Au début, il me semblait impossible de quitter ma maison, mes poules, mon chien et surtout ma mère pendant un certain temps.
Mais avec beaucoup d'organisation, d'organisation et de motivation, c'était possible.
En avril 2014, j'étais en France, ne parlant que quelques bribes de la langue et confrontée à une importante période d'adaptation de 6 mois.
Pas de luxe comme le Wi-Fi, la sécurité, etc. Je me débrouillais seule, un peu plus légère, mais comblée par les nouveautés qui m'attendaient.
J'ai eu l'opportunité de travailler dans un restaurant à Carpentras. C'était, et c'est toujours, un restaurant spécialisé dans les truffes et les vins.
L'équipe de "Chez Serge" était formidable à l'époque.
Repas et logement gratuits pour le personnel. Sans fioritures – et ça m'a fait du bien. Vraiment du bien.
J'ai fait la connaissance des gens, découvert les environs et goûté à la cuisine locale, préparée de A à Z, ainsi qu'à la chaleur et au soleil bienfaisants.
Mais au bout de six mois, j'ai dû rentrer chez moi en larmes ; ces six mois étaient passés à une vitesse folle. C'est alors que j'ai pris une décision qui s'est avérée bénéfique pour moi.
Un jour, je reviendrai ici, près de la montagne des dieux, ou du moins ici en Provence. Même si je suis à la retraite d'ici là.
Le nouveau départ - ma nouvelle vie et mon Mas l'Epicure
Et me revoilà, bien plus tôt que prévu, pour toujours. Façonnée par le lâcher-prise et la reconstruction.
Une vie complètement nouvelle. J'ai suivi mon rêve et depuis 2021, je vis près du Mont Ventoux, la montagne des dieux, ma région préférée en Provence, entourée de vignes, avec beaucoup de liberté et de plaisir.

Mon conseil pour vous
Que cela vous inspire.
N'abandonnez pas vos rêves, sinon vous risquez de le regretter lorsqu'ils ne seront plus possibles.
Suggestions de livres qui m'ont beaucoup inspiré :
5 choses que les personnes en fin de vie regrettent le plus. — par Bonnie Ware
Le Secret — de Rhonda Byrne, car les pensées positives attirent les choses positives




Commentaires